RIVET APICULTURE
Une histoire de famille
La passion de l’apiculture à travers les décennies
Les débuts de l’apiculture familiale
Avec très peu de connaissances apicoles, Ricou récoltait à Thueyts (Ardèche) le miel de quelques ruches pour la famille et les amis. C’était bien sûr une autre époque, pas de parasite (varroa), pas de frelons asiatiques, dans un environnement sans néonicotinoïde. De nombreux essaims d’abeilles sauvages logeaient dans la forêt environnante, alors la technique était simple. Elle consistait à poser des ruches pièges (tronc d’arbre creux).
À chaque printemps, de nouveaux essaims s’installaient, puis il suffisait :
– d’attendre la fin août ;
– d’enfumer les abeilles pour les tuer,
– de récolter le miel,
– de nettoyer les pièges pour la prochaine saison.
Cette méthode qui s’assimile plus à la cueillette, n’est plus possible aujourd’hui. Elle ne répond pas aux critères écologiques actuels, et les abeilles mellifères sauvages ne sont plus assez nombreuses.

Une apiculture en transition

Denis se lance à son tour dans l’apiculture, à Pierrelatte, toujours dans l’idée de produire du miel pour le cercle familial, mais aussi par passion transmise par un ami apiculteur.
La technique a changé. Les abeilles sont élevées dans des ruches à cadres (ruches Dadant).
Elles y passent l’hiver au chaud, avec des provisions pour survivre à la période froide. À la fin du printemps, des rehausses sont placées sur les ruches dans lesquelles le miel est récolté. Les premières années se passent bien. Au printemps, les essaims naturels sortant des ruches remplacent facilement les faibles pertes hivernales.
Mais dans les années 90, un parasite invasif, le varroa fait son apparition. C’est l’hécatombe dans le rucher, et malgré tous les efforts de Denis, il s’éteint.
Professionnaliser le savoir-faire familial
Nouvelle époque ! Le miel est enfin redevenu un produit noble et valorisé. Deux des fils de Denis, Stéphane et Thierry décident de se relancer dans l’apiculture, mais au niveau professionnel cette fois-ci. Ils ont acquis des connaissances en suivant leur père au rucher depuis leur enfance, et valident de nouvelles méthodes pour maintenir la pression varroa. Les livres, et les forums professionnels sur internet les aident à se perfectionner.
Malheureusement, Stéphane meurt prématurément au cours de la première saison. Malgré ce déchirement, Thierry continuera l’aventure seul. L’apiculture n’est pas qu’un métier, c’est avant tout une passion, une façon de vivre. Passer d’amateur à professionnel implique une nouvelle façon de penser. Il faudra 15 ans au père pour développer une activité rentable :
– produire des miels monofloraux, mieux valorisés,
– trouver une clientèle,
– développer des activités annexes pour pallier les mauvaises saisons.

Vers une apiculture durable et responsable

La nouvelle génération reprend le flambeau, toujours dans l’esprit d’une apiculture à dimension humaine et familiale. Pierre et Julien, les fils de Thierry, ont aussi été conquis par la passion du métier. Ils ont grandi avec les abeilles, ils savent que c’est un métier prenant, fait de haut et de bas, mais ils ont l’énergie nécessaire.Les techniques apicoles évoluent elles aussi.
– Pas de transhumance pour le bien être des abeilles c’est l’apiculteur qui se déplace.
– La sélection naturelle des abeilles adaptées à leur environnement,
– La lutte contre le varroa avec des méthodes écologiques,
– Un choix judicieux des emplacements des ruchers.
Dans ce monde où les réseaux sociaux nous apprennent tout et n’importe quoi sur l’apiculture, ils ont donc décidé de développer une activité pour partager leur métier d’aujourd’hui, et leur passion, tout en continuant à récolter du miel. Ainsi les produits de Rivet Apiculture sont à découvrir sur les marchés locaux.
